Revue Essaim n° 25, 2010
Ce texte a pour but d’illustrer la façon éclairante dont V. Woolf, a su œuvrer avec sa souffrance, à la fois par et contre ce dont elle témoigne sans cesse dans son Journal, de façon à pouvoir renouer ce qu’elle a nommé « les fragments disjoints de la réalité ». Nous montrerons comment l’écriture, à travers un réseau de signifiants particuliers, lui permet de métamorphoser le poids d’expériences déréalisantes et angoissantes en vision artistique. De sorte que l’on passe sans cesse dans ses écrits du « choc » au don en une sorte d’épiphanie de l’être qui situe son œuvre à un croisement permanent entre le symbolique et le réel.
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