La calligraphie fascine le
poète à la mesure de la charge fantasmatique qui l’entoure. Par son étrangeté,
l’idéogramme vient symboliser dans le texte l’énigme de ce « Réel » ou de cet
indicible même sur lequel la poésie ne cesse de buter. Il vient incarner
également ce rêve d’une langue « métissée » où le mot serait chant et peinture
tout à la fois. Ceci est illustré à travers quelques exemples tirés de l’œuvre
de V. Segalen, notamment son poème intitulé Ode , et de Henri Michaux qui
imagine dans Saisir et Par les traits une langue purement idéographique.